Phrase de l’Abbé Mermet

En préparant un séminaire sur la radiesthésie, je suis resté accroché par cette phrase de l’Abbé Mermet, un de nos plus illustres prédécesseurs. Je vous en fait part, car je la trouve trop remarquable pour la laisser dormir.  Puisse-t-elle vous inspirer et vous motiver. Les clés essentielles y sont. Il ne nous reste plus qu’ à les saisir.

« On se figure, a priori, ou sur renseignements , ou parce que un autre sourcier l’ a dit, qu’il existe là un trésor : le pendule vous fournira le chiffre de l’or qui n’existe que dans votre imagination. Il faut se calmer, se rendre indifférent, garder sa volonté passive, écarter toute idée préconçue, se soumettre à la réalité et non vouloir la violenter. Ces hommes d’imagination créatrice, philosophes manqués, qui vous inventent le  pactole là où il n’y a rien, sont les plus dangereux de tous. A chaque courrier m’arrivent des cartes, des plans, sur lesquels un sourcier local, et parfois un sourcier connu, a inscrit : « ici, au pied de la vieille tour, trésor à 10 mètres : je sens de l’or, des diamants … ». Or, il n’y a exactement rien du tout; ou, parfois, l’ image magnétique d’ une vieille tabatière dorée qui sommeille au salon, dans une vitrine. L’ Art du sourcier consiste à trouver ce qu’il y a, et surtout à ne  pas trouver ce qu’il n’y a pas ».