radiesthésie et spiritualité

Je rencontre souvent des personnes qui croient que parce qu’elles pratiquent la radiesthésie, elles ont progressé sur le chemin de la spiritualité. Ma première réaction a toujours été de considérer la radiesthésie comme un pratique mentale, une faculté humaine, tout comme la faculté d’analyser, d’imaginer, de parler, …. Nous avons été faits avec cette possibilité, il n’y a donc pas lieu d’en tirer une gloriole particulière. L’important est , ce qu’on en fait. Tant que je m’en sers pour faire du bien ça va. Hélas, les choses ne sont pas si simples, car nous savons tous que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

La spiritualité se mesure à ce que l’on fait dans la vie, à savoir les bonnes actions, le pardon, la charité, l’amour du prochain, … en clair au bien que nous faisons et à la douleur que nous évitons (à nous et aux autres) et non pas simplement au fait de ressentir une certaine énergie. Cette conception est un peu basée sur la loi du Karma : est spirituel celui qui accumule du Karma positif, c’est-à-dire fait plus de bien que de mal.

Cela a l’air évident, mais en fait je pense qu’il faut analyser cela un peu plus profondément. Pour ce qui est de savoir ce qui est bien, nous pouvons, à notre niveau considérer une action comme positive, alors que globalement elle provoque plus de mal que de bien. Comment en juger ? Prenons un exemple : supposons que j’équilibre une maison et que suite à cela le propriétaire guérit de sa maladie. Vous me direz que j’ai fait là une bonne action. En réalité, il se peut que la personne, ayant plus d’énergie, va commencer à s’exprimer davantage, aura plus de succès auprès de personnes de l’autre sexe ce qui aboutira finalement à un, voire deux divorces, avec toutes les douleurs que peuvent entrainer ces situations.
Je ne parle même pas des cas où mes propres besoins me cachent la vérité et je verrai surtout le plaisir que je récolterai et non le mal que je vais semer et ferai une interprétation erronée.

Certains me diront que mon travail s’arrête à aider ceux qui me demandent. Le médecin ne doit pas se poser la question s’il est judicieux de soigner, la personne vient demander son aide et son rôle est de l’aider, le reste est de la responsabilité de l’autre. C’était mon opinion jusqu’à plus mûre réflexion car en réalité, un véritable sage refusera parfois un travail ou une aide parce qu’il voit non pas uniquement le résultat immédiat, mais également le résultat dans un ensemble plus large, c’est-à-dire avec ses multiples conséquences. Plus la conscience est élevée, plus elle prendra en compte des paramètres.

Nous pouvons comparer cela à l’intelligence. Une personne à faible niveau de réflexion lors d’un jeu aux échecs, répondra juste au coup présent. Une personne un peu pus douée réfléchira un coup en avance, voire deux, une personne vraiment douée pourra voir un certain nombre de coups en avance. Un maitre peut voir 7 ou 8 coups en avance, du moins je crois car mes connaissances aux échecs sont relativement limitées.

Il en est de même dans notre vie où se mêlent, ou en tout cas devraient se mêler ,,réflexion, stratégie, supposition sur les résultats futurs, plaisirs, douleurs,…. Selon notre compétence, nous pouvons percevoir plus ou moins consciemment un certain nombre de coups à l’avance. Gageons que notre inconscient en perçoit réellement beaucoup, car il est lié à l’intelligence universelle et peut donc participer à ses desseins.

Et c’est là que la radiesthésie touche la spiritualité. Elle nous permet de vérifier si nos actes sont en harmonie avec le maximum de paramètres de la vie et en harmonie avec le plan cosmique. D’où la fameuse question « dois je faire cette étude » ? Dans mes séminaires je dis que cette question n’a pas de sens, car en réalité nous sommes libres donc notre inconscient ne peut prendre une décision à notre place et le terme « dois je » est donc à proscrire. Par contre l’idée qui la sous tend est de ne faire que ce qui a un résultat positif et ne fait pas de mal aux autres, à l‘environnement et à moi-même en tant que radiesthésiste.

La question à poser dans ce cas serait plutôt d’analyser la balance bien/mal résultant de l’action que nous allons entreprendre et cela sur longue durée. Il est un terme que j’ai utilisé précédemment et qui définit très bien cela : le Karma. Le karma est un terme signifiant les points accumulés par nos actions en bien ou en mal. Prenons le cas de l’étude et harmonisation de la maison dont j’ai parlé précédemment. J’analyserai donc le Karma global de l’analyse de la maison sur une échelle de -50 à +50. « Global » pour prendre en compte à la fois l’effet sur moi-même et l’effet sur le propriétaire et autres personnes concernées ainsi que sur l‘environnement, le futur, …. Et si le résultat est entre -50 et 0, cela signifie qu’il y a plus de négatif que de positif. Dois refuser de le faire ? Sachant le résultat, je devrais soit refuser, soit trouver ce qu’il faut faire pour obtenir un karma global positif.
Si le résultat est entre 0 et +50, pas de problème, sauf que je peux peut être trouver comment améliorer. Heureusement que dans le cas d’harmonisation de maisons le karma global est en général positif. Par contre il n’en est pas de même pour bon nombre de décisions dans notre vie quotidienne.

Vous me direz qu’on ne doit pas devenir accro du pendule et le sortir pour toute décision. Entièrement d’accord. A nous de savoir quand il s’agit d’une décision importante ou non, une décision à risque de karma négatif ou non. Toutefois, vu la complexité croissante du monde avec l’homme disposant de plus en plus de puissance, je suis sur que dans une évolution plus ou moins lointaine l’homme devra intégrer une vision plus large de ses actions et décisions. Il doit déjà commencer à intégrer sérieusement son impact sur la terre par la pollution, son impact sur les autres hommes au niveau mondial, car maintenant nous disposons de nombreuses informations sur ce qui se passe un peu partout, l’impact sur l’évolution et le bien être des personnes autour de lui car il n’ignore plus certains éléments de psychologie, … Ceci tend à montrer que l’homme doit développer une faculté pour que ses actes s’intègrent harmonieusement dans l’univers. En attendant, grâce à la radiesthésie, nous pouvons tenir compte de bon nombre de ses éléments et peut être préparer la formation de cette conscience d’intégration ? En tout cas avec cela la radiesthésie devient un art extrêmement spirituel, surtout sachant que spirituel vient du mot « spiritus » soit esprit et là certainement l’Esprit Saint ou le grand Esprit. Cette radiesthésie nous met en contact avec ce grand esprit. A force de pratique elle peut même développer cette relation et la je vous laisse continuer la réflexion vous-même.